La première fois que Marc est revenu dans l'appartement de sa mère, il est resté une heure assis dans la cuisine sans rien toucher. Tout était encore là : ses lunettes sur la table, les pots de confiture étiquetés à la main, les albums photo dans l'armoire. Et pourtant, la régie attendait les clés à la fin du mois.
Vider le logement d'un proche est l'un des tris les plus difficiles qui soient. Voici comment Marc s'y est pris, pas à pas, sans se laisser submerger.
Avant de toucher à quoi que ce soit
En Suisse, les héritiers disposent en principe de trois mois pour accepter ou répudier une succession, et disposer des biens peut être interprété comme une acceptation. Marc a donc d'abord appelé le notaire pour savoir ce qu'il pouvait faire, et quand. Un conseil qui évite bien des soucis.
- Demandez au notaire ou à l'autorité compétente ce qui peut être trié, donné ou vendu, et à quel moment.
- Contactez la régie pour connaître la date de restitution et, si besoin, négocier un délai.
- Mettez immédiatement en sécurité les documents, les bijoux et les objets de valeur.
Trois boîtes avant tout le reste
Marc a commencé par trois boîtes, et rien d'autre : « Papiers », « Souvenirs » et « À demander à la famille ». Tant que ces trois catégories ne sont pas mises à l'abri, on ne jette rien. C'est ce qui lui a permis ensuite de trier le reste sans la peur de perdre quelque chose d'important.
Associer la famille, sans tout décider à plusieurs
Sa sœur vivant à Lausanne, Marc a organisé une seule journée de partage, avec une liste envoyée à l'avance. Chacun a pu choisir ce qui comptait pour lui. Ensuite, le reste a été trié sans nouvelle réunion : décider à plusieurs objet par objet épuise tout le monde.
Donner, vendre, recycler
- DonnerMeubles et vaisselle en bon état trouvent preneur auprès des associations et des boutiques solidaires de la région.
- VendreLes meubles de qualité et les objets de collection peuvent être estimés ou mis en dépôt-vente.
- RecyclerLe reste part en déchetterie ou via un service d'enlèvement, dans le respect des règles communales.
« Je croyais qu'il fallait être fort pour faire ça seul. En fait, il fallait surtout un ordre dans lequel avancer. » — Marc
Vous n'êtes pas obligé de le faire seul
Une organisatrice peut prendre en charge la logistique (tri, dons, enlèvements, préparation de l'état des lieux) pendant que vous gardez la main sur les décisions qui comptent. LémanSpace accompagne ces moments avec discrétion, à Genève, dans le canton de Vaud et en Valais.
Les personnes de ces histoires sont fictives, inspirées de situations courantes en Suisse romande.
Vous vous reconnaissez dans cette histoire ? Parlons de votre intérieur.
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